Présentations au Rendez-vous OSGeo-QC sur les technologies avancées concernant les bases de données spatiales.

Rendez-vous OSGeo Québec vous propose deux présentations sur des technologies géomatiques libres et open source d’un niveau avancé portant directement sur des bases de données spatiales. De nombreux systèmes ou applications exploitent de telles bases de données pour stocker des données géospatiales, pour les manipuler et pour les interroger plus facilement en fonction de leurs caractéristiques propres afin d’en ressortir les informations adaptées aux besoins. Nous aurons ainsi l’opportunité d’en apprendre davantage sur des techniques avancées de la composante PostGIS du SGBD PostgreSQL et de découvrir la solution Ingres Spatial.

  • Dans un premier temps, Vincent Picavet de la société Oslandia nous propose d’explorer la composante PostGIS au travers de notions avancées dans sa présentation « Techniques avancées de PostGIS ».. Que ce soit pour des finalités de représentation cartographique, de manipulation et traitement de données métier liées au territoire, de géodécisionnel ou de géomarketing, le couple PostgreSQL/PostGIS répond aux besoins sans rien envier aux concurrents que peuvent être Oracle Spatial, SQL Server ou MySQL. Basée sur des normes de l’ISO ou de l’OGC, PostGIS permet de traiter des objets géographiques simples (points, lignes, polygones) ou plus complexes. Les mécanismes d’indexation spatiale permettent d’atteindre des performances accrues pour les requêtes sur ces objets géographiques. De nombreux opérateurs et fonctions permettent des traitements variés sur les géométries. La création, modification, mais aussi les calculs de relation et de mesure entre les objets (intersection, proximité…) sont disponibles. Des traitements plus complexes sont également possibles : agrégation de géométries, calcul d’enveloppe convexe, simplification de géométries, …. PostGIS répond à de nombreux besoins, et quelques exemples d’applications avancées seront montrés lors de cette présentation. Une problématique détaillée est celle de l’appariement de graphes de réseaux similaires mais désynchronisés. Enfin, l’entrée de PostGIS dans le processus d’incubation de l’OSGéo garantit la pérennité de ce composant, et promet de nouvelles fonctionnalités pour le cycle des versions 2.x à venir.

  • Dans un second temps, Andrew Ross de la société Ingres nous fera une présentation introductive, en anglais, de la solution Ingres spatial : « A brief introduction to Ingres spatial ». En fait, Ingres fournit une base de données open source se conformant aux standards, et qui constitue une alternative a PostGIS ou Oracle. Bien que Ingres fut l’une des premières bases de données à fournir un support spatial dans les années 1990, le support spatial dans Ingres n’avait pas été mis à jour jusqu’à tout récemment. Le projet Ingres spatial consiste à supporter les types de données et fonctions de la norme OGC SFS (entités simples pour SQL), et aussi de supporter un certain nombre de projets OSGeo, y compris GDAL / OGR, Mapserver, Geotools, FDO, et plus encore. Bien que le projet vienne juste de commencer à plusieurs égards, Ingres utilise beaucoup de bibliothèques que l’on retrouve dans PostGIS comme GEOS, proj.4, et d’autres, donc Ingres fournit des fonctionnalités similaires. Cette conférence présentera ce qui a été réalisé dans une période courte et une vue sur l’avenir pour Ingres géospatiale.

Ces présentations ne manqueront pas d’intéresser toutes les personnes qui souhaitent mettre en œuvre des systèmes informatiques exploitant et traitant des données géospatiales, qui ont un profil de développeur et qui s’intéressent aux bases de données géospatiales, ou qui sont tout simplement curieux d’en apprendre davantage sur les possibilités offertes par de telles solutions de bases de données.

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